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Antananarivo – les places historiques

Le Tombeau du Premier Ministre.

Sur la gauche de l’avenue Victoire Rasoamanarivo, quand on descend d’Antaninarenina vert Isotry, on ne peut manquer le tombeau du Premier ministre Rainiharo et des membres de sa famille. Il renferme aussi les dépouilles mortelles de Raharo (Premier ministre de Radama II et de Rasoherina) et de Rainilaiarivony (Premier ministre des trois dernières reines malgaches).

Premier monument en pierre de taille de la ville, construit par Laborde en 1846-1854, ce mausolée emprunte certains de ses traits à l’architecture indienne Flanqué de deux hautes stèles aux allures de stupas, il dessine un carré de 25 mètre de côté entouré d’un péristyle à arcades.

La terrasse supérieure, festonnée d’une balustrade et desservie par un large escalier, supporte une seconde colonnade quadrangulaire. De lourdes portes en bronze ferment les deux chambres funéraires. Ce monument classé en 1913, reste un lieu de culte.


L’ancien Zoma

analakely1gLe zoma (« marché du vendredi ») institué par Andrianampoinimerina – comme centre de négoce de zébus, de bois et de pierres – se déplaça à plusieurs reprises avant de s’installer à Analakely.

En 1926, ses échoppes de bois firent place à une série de pavillons de brique à auvent, alignés le long d’allées en ciment longues de 900 m.
Après l’indépendance, le marché devait s’étendre progressivement à tout le quartier d’Analakely, devenant l’un des plus grands marchés du monde, et ne plus se limiter au jour du vendredi.


Le Lac Anosy

Anosy AntananarivoVestige du marais qui s’étendait jadis au pied de la colline d’Analamanga, le lac Anosy est ombragé de jacarandas dont les fleurs violettes «pleurent» un suc parfumé en novembre, tandis que de nombreux vorompotsy (hérons garde-bœufs) viennent se rafraîchir sur sa rive.

Alors que James Cameron redessinait les contours du plan d’eau (actuellement en forme de coeur), Radama installa une poudrière sur l’îlot central. Par la suite, Jean Laborde y éleva un palais d’été pour Ranavalona Ière. Les pavillons de plaisance ont fait place à «l’Anjely mainty » (l’Ange noir), monument sculpté par Barberis et décoré par Perrin (en 1927), qui salue la mémoire des soldats malgaches morts pour la France en 1914-1918.

A l’ouest du lac s’étend Ampefiloha, le quartier moderne des ministères, et au Nord-ouest, celui d’Isoraka, où est installée le musée d’Art et d’Archéologie de l’université de Madagascar.


Mahamasina

Complexes sportifs de MahamasinaAu sud-est du lacs Anosy se signale les deux grands complexes sportifs de Mahamasina (« qui rend sacré »). Le plus récent, construit par les chinois, a été inauguré en 1997. L’autre reçoit depuis des décennies rencontres sportives, concerts et meetings politiques.

A l’origine, Radama Ier fit remblayer les rizières qui tapissaient la plaine afin d’aménager un champ de manœuvres pour ses troupes. L’immense esplanade accueillit les cérémonies du couronnement de Radama II et les reines Ranavalona II et III y prononcèrent plusieurs kabary (discours publics). C’est là que le Général de Gaulle annonça en 1958 l’abolition de la loi d’annexion et la restauration de la souveraineté malgache. C’est encore là que le président Tsiranana proclama l’indépendance en 1960. Mais des célébrations du XIXè siècle ne subsiste qu’une pierre sacrée, cachée sous les gradins.

Mahamasina est aussi le quartier des musiciens, le lieu où naissent les nouvelles sonorités de l’océan Indien sur rythme de salegy, de zouk gasy et de oatsa-oatsa. Derrière le stade se découpe le beau bâtiment colonial de L’École de médecine (1928). L’hôpital de Befelatanana abrite, dans son enceinte, le tombeau de deux premiers ministres des reines malgaches : Rainijohary et son fils Rainitsimbazafy.




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