antsirabe-a-la-une

Antsirabe

Cette ville de près de 80.000 habitants est devenue un centre réputé de la taille et du négoce des minéraux précieux. Elle tire également sa prospérité de ses productions fruitières et laitières et de ses industries (les brasseries Star, productrices de la Three Horses Beer, une manufacture de cigarettes et des industries textiles, dont la Cotona, première filature de cotonnades de la Grande Île).

Promenade dans Antsirabe

C’est une ville verdoyante, aux larges avenues où l’on peut se promener en pousse-pousse, à vélo ou à cheval et admirer ses maisons merina et ses villas coloniales au charme suranné.

Le centre-ville s’ordonne autour de la Grande Avenue, artère qui relie la gare à l’imposant Hôtel des Thermes. Ce palace récemment restauré mérite une visite pour son architecture coloniale et ses agréables jardins. Derrière l’hôtel, au bord du lac Ranomafana, l’Établissement Thermal accueille, dans son décor Belle Époque, les curistes venus soigner troubles hépatiques et rhumatismes.

On peut y tester les vertus de l’eau bicarbonatée et sodique de Ranovisy en prenant un bain relaxant dans la piscine chaude des thermes. Au sud-est du lac, sur l’avenue de l’Indépendance, se tient un marché quotidien, tandis que le Grand Marché d’Asabotsy bat son plein le samedi à l’ouest du lac, dans la rue Le Myre-de-Vilers.

Les environs d’Antsirabe

Bord de route d'AntsirabeEn suivant la route de Belazao sur 3 km, on gagne le Sommet de l’Ivohitra, belvédère dominant toute la région. La cuvette d’Antsirabe, qui s’étire à l’ouest, jusqu’à Betafo, est un important foyer agricole.

On y cultive le blé, le riz et le maïs, mais elle est surtout le premier producteur de fruits et légumes de climat tempéré et le premier producteur de laitier de la Grande Île. La production viticole y est aussi importante (4.000 hl/an).


Le Lac ANDRAIKIBA (7 km à l’ouest d’Antsirabe, en prenant un chemin de terre au PK6 de la RN 34)

Ce vaste plan d’eau, haut lieu de promenade et de baignade dominicales de l’époque coloniale, est retourné à une morne solitude, mais on projette de rouvrir son club nautique.

Lac Andraikiba
Le parc d'Andranovisy

BETAFO (22 km à l’ouest d’Antsirabe, sur la RN34)

Cette ville dotée d’un grand marché est un important centre rizicole. Installée autour d’un lac de cratère, le Tatamarina, elle ne manque pas de charme avec ses belles maisons en brique rose à balcon de fer forgé, typiques de l’architecture des Hautes Terres.

Sur la place du marché, six pierres levées en granit sculpté honorent la mémoire de valeureux chefs de guerre, tandis que l’ancien rova, de l’autre côté du lac, rappelle que Betafo fut la capitale du Vakinakaratra. Du lac, rendez-vous des pêcheurs à la ligne, un sentier mène à travers champs jusqu’aux Chutes d’Antafofo (5 km aller et retour).


Le Lac TRITRIVA (17 km au sud-ouest d’Antsirabe)

Lac TritrivaSur ce lac très profond, enchâssé dans une caldeira, plane une aura d’inquiétante étrangeté. Son niveau baisse inexplicablement à la saison des pluies pour remonter à la saison sèche.

La légende veut que Rabeniomby et Ravolahanta, deux amoureux du XIXè siècle que leurs parents refusaient d’unir, se soient jetés dans ses eaux sombres.

Ils se métamorphosèrent alors, prenant la forme des deux arbres aux branches entrelacés que l’on peut voir accrochés au flanc du cratère.

Le mont Ibity (30 km au sud d’Antsirabe, via Vinaninkarena, sur la RN 7).

Cette montagne, dont on peut faire l’ascension dans la journée (2.255 m), récèle des pierres fossiles et des cristaux, tandis que la vallée de la Sahatany, sur son flanc occidental, fournit les pierres fines que l’on peut acheter en ville : tourmalines, béryls, grenats, améthystes, topazes…

Ravolahanta et Rabeniony
« Parents ! N’interdisez pas l’amour ! Laissez les enfants s’aimer !
Rabeniomby et Ravolahanta se sont suicidés,
Ils sont morts trop tôt, sans sépulture Parents !
Laissez les enfant s’aimer !
Et votre descendance sera nombreuse ! »
Chanson Hira Gasy


Souvenirs de voyage, 1865-1870

« Les Merina aiment à voir les plafonds de leurs maisons mainty molaly (litt. noirs de suie), comme ils disent ; les toiles que les araignées y tissent se chargent de suie que produit le foyer qui y est continuellement entretenu et dont la fumée ne peut s’échapper que par l’interstice de la toiture ou par la porte […] et plus la maison est ancienne, plus la suie y est abondante et plus ils sont fiers de leur logis car c’est une preuve qu’il est depuis longtemps dans la famille, qu’il a été habité par une longue suite de générations, et qu’il est par conséquent d’autant plus respectable, d’autant plus respecté, vénéré. »

Alfred Grandidier




There are no comments

Add yours