La côte de la Vanille

Antalaha

Ce village de pêcheurs vivait encore au rythme de ses pirogues à balancier, n’accueillant que quelques goélettes et navires marchands, quand des colons réunionnais, séduits par son climat chaud et humide, y introduisirent la culture de la vanille à la fin du XIXè siècle.

Ce « pétrole brun », qui joue un rôle essentiel dans les exportations nationales, a fait d’Antalaha le centre économique du Nord-Est.

Foyer agricole, port de commerce, marché régional, Antalaha attire Merina, Betsimisaraka, Tsimihety, Chinois et Indiens. C’est une ville agréable, verte et fleurie, dont on peut visiter le port aux boutres, le chantier de construction navale et l’atelier des pierres précieuses.

Vallée de l’Ankavanana et de l’Ankavia

Village côtier d'AntalahaDans ces vallées qui pénètrent au cœur de la forêt primaire, la culture de la vanille occupe près de 3 000 ha. La visite de ces immenses plantations fait l’objet d’excursions organisées.

Lac d’Ampahana (20 Km au nord d’Antalaha, sur la route de Sambava).

Son gibier d’eau – sarcelles, oies sauvages canard à bosse – et ses crocodiles en ont fait le rendez-vous des chasseurs de la région.

Jeux de la Vanille

Chaque année, au moment de la récolte du « pétrole brun », les jeux athlétiques de la vanille d’Antalaha (JAVA) rassemblent ouvriers agricoles, pêcheurs et citadins.

Après les épreuves sportives, les rythmes entraînants du salegy, du oasta-oatsa et du malesa font danser la ville jusqu’à l’aube.

Sambava (80 km au nord d’Antalaha)

Moyen de transport vers SambavaSi Sambava reste un important centre de production de la vanille, la noix de coco, le bois, le café et autres ressources agricoles contribuent désormais à son développement et à celui de la région, sans oublier l’or, les améthystes et les saphirs que recèle son sous-sol.

Son climat tropical humide vaut à cette petite cité portuaire, blottie au pied du massif du Marojejy, de ressembler à un jardin aux parfums entêtants.

L’estuaire de Sambava sépare le centre-ville, au sud, du quartier plus populaire d’Antaimby, avec ses échoppes, ses petits restaurants et ses hôtels.

Sur son marché du mardi, très animé, on peut savourer les fruits de la saison (kakis, mangues, ananas) et acheter tissus, objets artisanaux, épices, rhum et, bien sûr, gousses de vanille.

Réserve Naturelle Intégrale de Marojejy (90 km de Sambava, au Nord-est d’Andapa)

Le massif cristallin du Marojejy (2 137m), qui dresse ses chaînons à l’est du Tsaratanana, est un sanctuaire de la vie sauvage.

Sa végétation étagée, représentative des milieux humides de l’Est, abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, de reptiles et de mammifères, dont le propithèque à diadème. L’accès de la réserve nécessite une autorisation spéciale de l’ANGAP.

L’ascension du massif demande trois jours aller et retour à partir de Maroambihy ; il est préférable de se faire accompagner d’un guide local, d’autant que le relief et humidité rendent la progression difficile.

Gousse de vanilleCoopérative de la vanille (au nord de la ville)

Une visite des plantations permet de mesurer la patience minutieuse que requièrent l’entretien des vanilliers et la pollinisation artificielle de leurs fleurs.

Après séchage des gousses en plein air, des ouvrières de la coopérative les trient selon leur calibre. Les bottes ainsi constituées sont conditionées dans des boîtes métalliques tapissées de papier gras.

Avant de fermer hermétiquement ces boîtes destinées à l’exportation, un vérificateur hume chaque botte afin d’en retirer toute gousses « défectueuse ».

Cocoteraie de Soavoanio, « Le Bon Cocotier » (Sur la route d’Antalaha)

Cette plantation de 35 000 ha bourdonne d’activité. On y cultive un hybride, fruit du croisement du cocotier nain de Malaisie et du cocotier d’Afrique.

La récolte des noix de coco se fait tout au long de l’année, mais surtout de la fin juin au début de septembre.

Tandis que certains ouvriers agricoles procèdent à la castration des fleurs mâles des cocotiers nains d’autres assurent les différentes étapes de la transformation : concassage des fruits et séchage de l’amande dont sera tirée l’huile de coprah.

Les Plages de Sambava

Pont Lokoho à arches en acier à SambavaLes abords immédiats de Sambava ne prêtent guère aux bains de mer…

La plus belle plage de la région est celle d’Ampadrozoñaña à 3 km au sud, mais si l’on veut faire quelques brasses, de la planche à voile, du ski nautique ou une partie de pêche en pirogue, on lui préférera les eaux sereines des lacs Antamoty et Andohabe, près du village d’Antohomaro, à 9 km au sud de Sambava.

Andapa

A 110 km au Sud-Ouest de Sambava, cette localité se niche dans une fertile cuvette aux rebords abrupts, grenier à riz du Nord qui produit aussi du café et de la vanille.

En septembre-octobre, quand les pluies se raréfient, il est possible de suivre les petits sentiers tracés dans la forêt entre Andapa et les berges de l’Adranofotsy ou de l’Antainambalana, puis de rallier Maroantsetra en pirogue.

D’autres sentiers relient Andrakata, dernier village avant Andapa, à Antsambalahy, sur le cour de l’Ankavana, d’où l’on peut rejoindre Antalaha en pirogue ou en taxi-brousse.

Ces expéditions réservées aux sportifs demandent cinq à huit jours et un bon guide local.

Vohémar

Réserve Naturelle de MarojejyLa RN 5A relie Sambava à Vohémar (155 km au nord), autre ville aux parfums de vanille blottie au fond d’une jolie baie.

Non loin de là, les archéologues ont mis au jour une vaste nécropole des XIIIè-XVIè siècles attestant la présence d’un comptoir prospère.

A Vohémar, la RN 5A s’éloigne de la côte pour rejoindre Ambilobe – un parcours difficile, parfois impossible à la saison des pluies.

Escapades fluviales

De Nosiarina, à une vingtaine de kilomètres au nord de Sambava, on peut remonter en pirogue le cours du Bemarivo jusqu’à Amboangibe, petit village entouré de plantations de caféiers.

C’est l’occasion d’une agréable croisière au cœur d’une végétation luxuriante peuplée d’oiseaux, de caméléons et de serpents.

Les bateaux qui assurent le transport du café jusqu’à la côte accueillent volontiers les touristes à leur bord. Le retour peut se faire de la même façon ou en suivant la piste qui longe le cours d’eau (30 km).On peut effectuer un parcours semblable sur la Lokoho, entre Farahalana (24 km au sud de Sambava) et Marojala.




There are no comments

Add yours