Antananarivo - les places historiques |
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Premier monument en pierre de taille de la ville, construit par Laborde en 1846-1854, ce mausolée emprunte certains de ses traits à l’architecture indienne Flanqué de deux hautes stèles aux allures de stupas, il dessine un carré de 25 mètre de côté entouré d’un péristyle à arcades. La terrasse supérieure, festonnée d’une balustrade et desservie par un large escalier, supporte une seconde colonnade quadrangulaire. De lourdes portes en bronze ferment les deux chambres funéraires. Ce monument classé en 1913, reste un lieu de culte.
En 1926, ses échopes de bois firent place à une série de pavillons de brique à auvent, alignés le long d’allées en ciment longues de 900 m.
Alors que James Cameron redessinait les contours du plan d’eau (actuellement en forme de coeur), Radama installa une poudrière sur l’îlot central. Par la suite, Jean Laborde y éleva un palais d’été pour Ranavalona Ière. Les pavillons de plaisance ont fait place à «l’Ange noir », monument sculpté par Barberis et décoré par Perrin (1927), qui salue la mémoire des soldats malgaches morts pour la France en 1914-1918. A l’ouest du lac s’étend Ampefiloha, le quartier moderne des ministères, et au Nord-ouest, celui d’Isoraka, où est installée le musée d’Art et d’Archéologie de l’université de Madagascar.
A l’origine, Radama Ier fit remblayer les rizières qui tapissaient la plaine afin d’aménager un champ de manœuvres pour ses troupes. L’immense esplanade accueillit les cérémonies du couronnement de Radama II et les reines Ranavalona II et III y prononcèrent plusieurs kabary (discours publics). C’est là que le Général de Gaulle annonça en 1958 l’abolition de la loi d’annexion et la restauration de la souveraineté malgache. C’est encore là que le président Tsiranana proclama l’indépendance en 1960. Mais des célébrations du XIXè siècle ne subsiste qu’une pierre sacrée cachée sous les gradins.
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