Les collines sacrées - au Sud |
|
Sur la deuxième terrasse, au dessus de l’église et du parking, reposent Andriamangarira, fondateur d’Antsahadinta, et Rabodozafimanjaka, l’une des douze épouses du roi Andrianampoinimerina chargée par ce dernier de gouverner le village après la destitution du tyranneau local. Hélas, suspectée de manœuvres politiques contre son royal époux, la malheureuse fut soumise à l’ordalie du tanguin (tangena, «poison») et en mourut. Du rova qui s’élevait jadis à côté de ces tombeaux de pierre subsistent quelques vestiges. Sur la troisième terrasse, on peut voir la tombe d’Andriamboatsimarofy, qui régna sur Antananarivo avant d’être renversé par Andrianampoinimerina et de mourir en exil en 1794. Le dernier tombeau est celui du général Ratsimihara, décédé en 1889, dont les descendants occupent la grande maison de bois voisine.
D’Ambohijoky, une piste remonte la vallée de la Sisaony sur 8 km en suivant les méandres de la rivière. Le pont qui enjambe la Sisaony, au PK 22 de la RN 7, est un lieu de promenade dominicale des Tananariviens. Près d’une station forestière, on y vend les fraises et les roses cultivées entre Ambohijoky et Ambatofotsy, de part et d’autre de la rivière. (D‘Ambohijoky, gros bourg agricole à 10 km au sud-est d’Antsahadinta, prendre la direction d’Anosizato – plein Nord. A Soalandy, bifurquer vers l’est pour rallier Ampandrana, à 3 km) (La piste débouche sur la RN7 à Antsinanatsena. Suivre la nationale en direction de la capitale jusqu’ à Andoharanofosy, puis la route d’Ambohijanaka, au sud-est, sur 2 km)
(A la sortie nord du village, prendre la piste qui suit une ligne de crête en direction d’Alasora sur 6 km)
A certaines époques, on vient faire des offrandes et sacrifier des bœufs sur son tombeau. Le village est aussi connus pour ses poteries en terre cuite, comme en témoignent les étals qui bordent la route de Mandrangombato, au sud de la localité. (De Mandranbato, rejoindre Alatsinainy, sur la rive de l’Ikopa. La petite route suit la rivière jusqu’au pont d’Ambohimanambola à 6 km au nord)
Les palladiums faisaient l’objet de nombreux fady («tabous») et aucun étranger, cheval, porc, aucune chèvre ni arme à feu ne devait pénétrer dans le village sacré. (Retour vers Antananarivo en suivant les berges de l’Ikopa – la route est goudronnée jusqu’au pont d’Ankadintratombo.)
|