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Cette isle est une des plus grande qu'il y ait au monde, remplie de montagnes fertiles en bois, pâturages et plantations et de campagnes arrosées de rivières et d’étangs poissonneux, elle nourrit un nombre infini de bœufs bien différents de ceux de l’Europe, ayant tous sur les dos une certaine bosse de graisse en forme de loupe. Ce qui a fait dire à quelques auteurs qu’elle nourrissait des chameaux [...]. Elle nourrit des moutons à grosse queue [...], ces moutons ont la laine comme le poil des chèvres. Il y a aussi quantité de beaux cabris domestiqués ; quantité de volailles et pintades, que l’on nomme en France poules de Guinée, domestiques et sauvages.
Il y a grande quantité d’animaux, d’oiseaux et de poissons que je décrirai ci-après, chacun en son lieu comme aussi beaucoup de plantes et de raretés. Etienne de Flacourt, Histoire de la Grande Isle Madagascar, 1648-1655,
A Ambohisatranà , je fis halte pour cuire mon déjeuner et je reçus la visite du chef de l’endroit avec lequel je Sur ce renseignement, je me suis empressé d’y aller et, [...] me baissant, je tâtai le fond où, sentant un gros objet, je le pris et, l’avant lavé, je vis avec surprise et joie que c’était un os gros comme ma cuisse, os qui était le fémur, l’os de la cuisse d’un oiseau ; cet oiseau avait malheureusement dû être énorme, comme le fameux rock des Mille et Une Nuits. Enthousiasmé, je rentrai dans l’eau, et, avec quelques-uns de mes hommes nous nous mîmes à fouiller la boue qui tapissait le fond de cette mare, et j’en retirai plusieurs autres os de l’oiseaux colossal, de l’Aepyornis, qu’on ne connaissait encore que par ses œufs d’une capacité de huit litres et quelques débris indéterminables [...] ; avec ces os, s’en trouvaient de nombreux autres qui appartenaient à une espèces encore inconnue d’hippopotame que j’ai dénomée Hippopotamus lemerlei en l’honneur de notre factotum de Tuléar, et à d'autres animaux nouveaux et intéressants. Alfred Grandidier, Souvenirs de Voyage 1865-1870,
Mercredi 7 octobre - Nous fûmes debout de bonne heure, et quittâmes nos quartiers à six heures, par une matinée splendide. Il nous fallut derechef gravir des collines, descendre des vallées, passer de nombreux cours d'eau, avec cette seule différence que les collines devenaient plus hautes et plus escarpées, le chemin plus difficile [...]. Nous rencontrâmes en route un grand nombre de maromitas portant des volailles, du manioc, des pommes de terres, du riz, et autres produits de l’intérieur à destination de la côte. La plupart de ces articles sont transportés à Tamatave ou dans quelque autre port, en sorte que les navires de commerce peuvent s’approvisionner abondamment et à très bon marché. Les volailles se transportent dans des cages tressées avec des baguettes de bambou ou d’autre bois léger. Nous dépassâmes aussi plusieurs individus chargés de produits européens pour la capitale, tels que poteries à bas prix, ustensiles de cuisine en fer, et une grande variété d'autres articles.
[...] En parcourant cette région, je ne pus qu'être frappé de la richesse du pays, et des ressources immenses qu'il offrirait à la production s'il était convenablement exploité par la culture. Les collines fourniraient des pâturages pour des millions des têtes de bétail ; dans les valées, le sucre, le riz et le café croîtraient en quantité suffisante pour la consommation de tout l'Empire britannique ; quant à la côte, elle se prêterait admirablement à la culture du coton. Le pays est riche également en produits minéraux, en cuivre, en fer, et probablement aussi en charbon dans la partie septentrionale. James Sibree, Madagascar et ses Habitants: Journal d'un Séjour de Quatre Ans dans l'Île, |