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Moramanga

Moramanga est le chef-lieu d’un des dix-huit districts de la province de Toamasina (Tamatave), l’un des plus vastes (7 424 km²) mais moyennement peuplé car très boisé. Le bourg est niché dans une cuvette dont l’humidité constante, due à la proximité du fleuve Mangoro, a favorisé le développement d’une flore d’une faune qui bien que très appauvries par la déforestation, présentent un haut degré d’endémisme.

La culture industrielle de pins et d’eucalyptus qui se développe progressivement aux dépens de la forêt humide est l’une des principales sources de revenus de Moramanga.

Le Bourg

Le marché de MoramangaMoramanga est avant tout un carrefour, un lieu de transit au croisement de deux routes, l’une reliant les régions septentrionales au sud de la province de Toamasina et l’autre la côte orientale à la capitale.

Les principaux hôtels et restaurants sont installées sur la RN2 tandis que le long de la rue qui va de la gare au marché se succèdent des gargotes qui servent des spécialités locales accompagnées du meilleur riz d’Alaotra : cuisses de grenouille en beignet (radaka) et écrevisses (orana) sautées au beurre et à l’ail.

On trouve au marché, selon la saison, les fruits de l’intérieur (fraises, pomme, pêche) et ceux du littoral (bananes, mangues, litchis) ainsi que des vanneries.

Moramanga et l’Insurrection de 1947

Avec plusieurs villes de la côte est (Manankara, Farafangana, Vatomandry et Ambila), Moramanga fut l’un des principaux foyers du mouvement insurrectionnel de 1947, comme le rappelle le mausolée érigé à l’entrée ouest de la ville.

Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mars 1947, deux mille rebelles investirent le camp Tristani, égorgeant gendarmes et militaires pour s’emparer de leurs armes avant de s’attaquer aux colons et aux agents de l’administration.

En représailles, les troupes coloniales saccagèrent le bourg et fusillèrent à l’automitrailleuse des insurgés enfermés dans des wagons à bestiaux. Les élus du district ont aussi fait ériger dans le quartier populaire près de la gare, un monument imposant au pied duquel des jeunes se réunissent le soir pour jouer de la guitare.

Musée de la Gendarmerie Nationale

Le camp Tristani abrite maintenant une caserne et école de la gendarmerie nationale dont le petit musée fait la fierté de la ville.

Il relate l’histoire de la « garde indigène » devenue la zandarimeriam-pirenena, à travers ses uniformes, son armement et son matériel d’investigation. Ainsi, diverses pièces à conviction – amulettes, masques effrayants et armes à feu de fabrication locale – permettent d’apprécier l’ingéniosité des voleurs de zébus.

Sont également affichées les statistiques annuelles concernant le nombre de têtes de bétail volées et les résultats des opérations menées par la Gendarmeries. De vieux véhicules, stationnés à l’extérieur du bâtiment illustrent l’histoire des transports malgaches.

La Micheline de l'époque colonialeLa Micheline

Cette micheline de l’époque coloniale, entièrement remise à neuf, parcourait la ligne Antananarivo–Toamasina (Tamatave) deux fois par semaine, s’arrêtant chaque fois que les paysages le méritent, pour permettre à des groupes d’une vingtaine de touristes de faire un voyage aux saveurs d’antan. Elle relie Fianarantsoa à Sahambavy.

Concours d’Orchidées

Chaque été se tient à Moramanga un concours d’orchidées.
De magnifiques spécimens rares (estimés, pour certains à plusieurs millions d’Ariary) entrent en compétition avec des espèces plus communes.




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