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Au nord de Tamatave

Les « Zana-Malata »

Les Zana-malata sont les enfants métis des pirates et négriers occidentaux qui écumaient la côte est et des filles de chefs locaux. Les plus célèbres de ces « descendants de mulâtres » sont Ratsimilaho, fils du pirate anglais Thomas White et fondateur du premier royaume Betsimisaraka, et Jean René.

Fils d’un commis de la Compagnie française des Indes orientales, Jean René se proclama roi de Mahavelona et de Toamasina en 1811 et chassa les zana-malata. En 1817, il accepta la suzeraineté de Radama 1er pour conserver le pouvoir local et l’aida à conquérir le Sud-Est. Par la suite, il défendit victorieusement le fort de Mahavelona contre les Français et les Anglais.

Jardin Botanique de la Vallée de l’Ivoloina

A 13 km de Toamasina et accessible par une piste qui s’embranche sur la RN5 pour rejoindre la côte, la vallée de l’Ivoloina est livrée aux cultures vivrières.

Le jardin botanique, aménagé près du fleuve, présente une collection très complète de végétaux endémiques de la région. Le Zoo attenant abrite des tortues, des caméléons, des serpents et des lémuriens de la côte est.

Le roi Jean René repose sur le plateau de Manahoro, éminence dominant la plaine de Toamasina et l’embouchure de l’Ivoloina.

Madagascar et son aura de beauté

Station Forestière de Betampona

A 55 Km au nord-ouest de Toamasina via Sahandahatra et Ambodiriana, cette station desservie par une piste saisonnière est le laboratoire d’un vaste projet de la Banque mondiale visant à associer la population à la protection de l’environnement (endiguer la déforestation, par la modification des pratiques agricoles, notamment).

Nécropole de Fasandiana

A 30km de Toamasina, sur la RN5, Fasandiana (fasana veut dire « tombeau »), les bâtisses en bois de ravinala dressées sur la belle plage, à droite de la route, abritent des sépultures temporaires de pêcheurs Betsimisaraka. Les cercueils – faits de pirogues renversées – pointent vers l’océan, immensité mystérieuse d’où sont, un jour, venus les ancêtres.

Mahavelona (Foulpointe)

Plage de FoulpointeSi les requins en maraude découragent toute baignade à Toamasina, les plages ivoirines de Mahavelona – à 60 km au nord sur la RN5 – et les eaux turquoise de son lagon en ont tôt fait une villégiature balnéaire.

Selon la tradition orale, ce bourg tire son nom malgache, « qui donne la vie » d’une mare dans laquelle un défunt plongé pour les besoins de sa toilette mortuaire serait ressorti bien vivant.

Au XVIIIè siècle, les Français y établirent un comptoir qu’ils baptisèrent Foulpointe, de Hopeful Point, nom donné au site par le pirate anglais Thomas White.

Fort Manda

Cette citadelle merina dont les vestiges gardent l’entrée nord de la ville, fut élevée de 1822 à 1831. C’est l’un des cinq forts construits par Radama 1er pour affirmer sa souveraineté sur la côte orientale face aux Français et aux Anglais.

Manda Fort à FoulpointeUne enceinte circulaire haute de 6 m et épaisse de 4m à sa base, doublée d’un profond fossé protégeait les quatre bâtiments du Manda: la résidence des officiers, la caserne de la troupe, l’arsenal et la prison.

Comme à Ambohimanga, on utilisa un ciment à base de sable, de corail pilé, et de blanc d’œuf pour jointoyer les pierres. Le fort fut armé de mortiers de fabrication anglaise, puis de canons coulés par Jean Laborde à Mantasoa.

Désaffecté après 1898, il devint un repaire de brigands, puis une base de repli pour les indépendantistes et leurs familles lors de l’insurrection de 1947. Peu à peu démantelé pour les besoins de la construction locale, notamment celle de la RN5 dans les années 1950, ce monument historique est classé depuis 1975.

Cimetière de Mahavelona

Une atmosphère romanesque nimbe ce vieux cimetière peu à peu reconquis par la végétation dans lequel sont enterrés forbans, négriers et autres aventuriers des XVIIè-XIXè siècle. L’une des sépultures les plus visitées est celle de Couillandeau de la Touche, chirurgien du roi de France, mort à Mahavelona en 1766.

Mahambo

Plage de MahamboA 95 km de Tomasina, ce village représentatif de la côte est, avec ses maisons en bois et feuilles de ravinala, se cache au fond d’une baie bordée de forêts touffues et fermée par un lagon.

Promenade en forêt, baignade, plongée en apnée aux abords de la barrière de corail, sortie en pirogue avec les pêcheurs Betsimisaraka ou farniente… Les tentations ne marquent pas !

Mahambo est aussi le rendez-vous des surfeurs. Comme Mahavelona, le site fut doté d’un fort merina, mais il n’en reste que des pierres éparses.

Fenoarivo Atsinanana

Dans Fénérive-est, à 105 km de Toamasina, Ce chef-lieu de préfecture cerné d’immenses plantations de caféiers, de girofliers et de litchis est l’un des principaux foyers agricoles de la région.

C’est à Fenoarivo (« qui dépasse le millier) que Ratsimilaho se proclama roi des Betsimisaraka en 1712 après avoir chassé Ramanana et ses hommes de la colline fortifiée de Vohimasina.

Sur cette hauteur, à 2 km au sud-ouest, on peut encore voir les vestiges d’un fort érigé par Radama 1er dans les années 1820.

Soanierana-Ivongo

Soanierana Ivongo, le villageDe ce village de pêcheurs,à 58 km de Fenoarivo, on peut embarquer pour Nosy Boraha (Sainte-Marie 262) ou remonter le Marimbona en pirogue, sous un beau couvert forestier.

Mythe Betsimisaraka

D’après la tradition, Tovo, le premier homme, déroba le riz au Ciel avec la complicité de Noro, fille cadette de Dieu qu’il avait séduite. A l’insu de son père, Noro gava une oie de paddy et révéla à l’élu de son cœur comment cultiver le riz de marais, ou riz pluvial (vary horaka), et le préparer.

C’est pour punir les humains de leur impudence, conclut le mythe, que Dieu ordonna aux sangliers, aux rats et aux oiseaux de venir régulièrement saccager les rizières.

Nosy Akoho (Nosy Ilaintsambo)

Ancien repaire de pirates ancré à quelques encablures du fort de Vohimasina, l’ « île Poule » est un lieu sacré pour les descendants des zana-malata.

Selon la tradition orale, cette île abrite les tombeaux du roi Ratsimilaho et des siens.

Les Betsimisaraka viennent en pirogue honorer ces valeureux ancêtres et se recueillir sur le lieu où l’on préparait jadis les festins royaux dans d’énormes marmites en fonte comme celle qui est exposée dans les jardins de la préfecture, à Fenoarivo.




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