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La riziculture Malgache

La riziculture irriguée

Le riz joue un rôle fondamental dans la vie de la majorité des Malgaches.
Il constitue l’essentiel de leur nourriture (120kg par personne et par an en moyenne). Mais son capital culturel et symbolique est aussi important que son capital économique.

Les paysages rizicoles sont très variés : rubans de rizières tapissant les fonds de vallée, gradins étroits à flanc de versant, parcelles rectangulaires quadrillant les plaines, rizières de décrue au bord des lacs et cours d’eau et champs de défriche-brûlis ouverts en forêt.

Sur les Hautes Terres, la riziculture de bas-fonds associe parcelles en damier des vallons adjacents et grandes parcelles de vallée. Les paysans réalisent des prodiges pour s’assurer la maîtrise de l’eau dont ils redoutent le déficit comme l’excès.

Le repiquage atténue les risques liés à l’eau et la concurrence des mauvaises herbes.

La riziculture Malagasy

La riziculture humide (inondée ou irriguée) constitue l’essentiel du paysage agraire sur les Hautes Terres.

Labour manuel

Le sol de la rizière est retourné au moyen de l’angady, sorte de bêche au fer long et étroit et au manche en bois lourd.

Labour, Hersage et Planage

Le piétinement des rizières par les bœufs tend à disparaître. On utilise la charrue et la herse tirées par deux zébus pour le labour et l’émottage jusqu’à obtention d’une boue liquide.

Irrigation

L’alimentation en eau est assurée, dans les Vallons, par les sources – l’eau circulant de parcelle en parcelle par gravité – et, dans les vallées, par les rivières, le plus souvent endiguées. Un canal périphérique protège les rizières des eaux de ruissellement qui dévalent les collines à la saison des pluies.

Diguettes

Le réseau de drainage et d’irrigation assure une submersion régulière des parcelles.

Les diguettes compartimentent les casiers rizicoles, retiennent l’eau et servent de chemins. Plus la pente est forte, plus les parcelles sont petites et le réseau de diguettes est dense.

La moisson est effectuée à la faucille

La moisson est effectuée à la faucille

Moisson

La moisson est effectuée à la faucille. Les gerbes sont déposées en ligne à terre puis sont transportées jusqu’à l’aire de battage.

Battage

Le battage est effectué sur des nattes. Les femmes vannent ensuite le riz, qui est conservé dans des silos ou dans des greniers.

La riziculture pluviale itinérante, ou « Tavy »

Le riz est cultivé par essartage sur le versant oriental de la Grande l’île, région montagneuse couverte de forêts, au climat chaud et humide. Le terme de tavy désigne à la fois la parcelle aménagée en pleine forêt et le mode de culture : la riziculture pluviale itinérante, culture sur brûlis après défrichement. Ce système requiert hache et couteau à long manche, mais aucun travail du sol.

Défrichement

Une fois la végétation coupée puis séchée, on installe des pares-feu en amont et en aval de la parcelle et on l’incendie. Le feu dure une partie de la journée. Le semis a lieu après le brûlis, juste avant l’arrivée présumée des pluies.

Semis et entretien de la parcelle

On enfouit les grains de paddy dans des poquets creusés avec un bâton à fouir. Jusqu’à l’apparition des premiers épis, la parcelle est régulièrement désherbée à la main.

Récolte

Elle s’effectue au bout de quatre à six mois.
Les épis coupés sont mis à sécher par poignées sur les troncs calcinés qui jonchent le sol ou sur une grande natte.
La parcelle restera en jachère pendant plusieurs années




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