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Au Sud de Majunga

Le Front de Mer

musee-mozea-akiba1gLe boulevard Poincaré puis le boulevard Marcoz, où les Mahajangais viennent goûter la fraîcheur du soir, s’élèvent vers les corniches qui dominent la pointe du Caïman et la digue Schneider. La route redescend ensuite vers le village touristique et la plage principale de Mahajanga, en passant devant le Mozea Akiba.

Ce petit « musée », qui présente la faune et la flore de la région, son histoire et son économie (artisanat, agriculture…), vaut surtout pour sa collection d’os de dinosaure.

Au Sud-Ouest de MAHAJANGA (MAJUNGA)

 Katsepy

Ce village installé à l’entrée occidentale de la baie de Bombetoka (à une heure de bac de Mahajanga, est réputé pour ses plages et ses huître sauvages.
Plusieurs buts de promenade à pied ou en pirogue s’offrent dans les environs : le phare, à 8 km, qui domine la baie et le canal du Mozambique du haut de ses 35 m, une mine de célestite et la forêt voisine qui abrite une colonie de propithèques de Verreaux.

Baie du Boina

Un service de bacs relie aussi Mahajanga à la baie du Boina (trois heures de traversée), à l’ouest de la péninsule de Katsepy.
On peut y pratiquer la pêche au gros et la plongée sous-marine et camper près du village de Boeni – Aranta ou sur les îlots d’Antsoheribory – un ancien comptoir arabe –, Antsoroerindava et Nosy  Makamba. Antsoheribory fut le fief des sultans Kabamba et Manafy, dans la première moitié du XVIè siècle.

» On peut encore voir les vestiges de la mosquée et de la  résidence princière. Toute la partie orientale de île est sacrée: il est interdit d’y faire sa toilette ou d’y consommer de la viande de porc.

» L’îlot héberge des colonies d’oiseaux marines et sa végétation luxuriante compte quelques espèces remarquables, dont deux variétés de baobabs, Adansonia za et Digitata, et de grands Pachypodium rytenbergianum.

» Les récifs coralliens, les herbiers et hauts-fonds au nord de l’îlot sont particulièrement poissonneux (cabots, rougets, sardines, murènes, exocets, poissons perroquets, raies) et donc propices à la plongée.

Mitsinjo

La route tracée entre Katsepy et Mitsinjo traverse l’estuaire de la Mahavavy, région fertile dédiée à la culture de la canne à sucre, et dessert la sucrerie de Namakia.

Lac Kinkony

Lac KinkonyAu-delà de Mitsinjo, la piste n’est praticable que de juin à novembre.
D’Analalava (« longue forêt ») à 19 km au sud-ouest de Mitsinjo, une bifurcation rejoint le lac Kinkony, vaste plan d’eau de 15 000 ha enchâssé parmi les satranas (lataniers) de la plaine alluviale de la Mahavavy.

Le Kinkony fournit de 600 à 700 t de poisson par an – poissons-chats, anguilles marbrées, tilapias, poissons-scies. C’est aussi un sanctuaire pour de nombreux oiseaux aquatiques, de proie et migrateurs.

Dans plusieurs villages riveraine, tels Bevoay, Antsohery et Mahabibo, il est possible de louer une pirogue pour se promener sur lac.

Au Sud-Est de Mahajanga (Majunga)

La remontée de la Betsiboka, de Mahajanga à Marovoay, Maroala ou Ambato-Boeny, ne manque pas charme.
Les eaux ocre-rouge du fleuve s’écoulent paresseusement entre les joncs, les baobabs et les palmiers. Des pirogues de pêcheurs glissent le long des berges. Et soudain, à l’approche de Marovoay, le lit de Betsiboka prend une ampleur imposante.

Marovoay (83km au sud-est de Mahajanga, sur la RN4)

» Ce port fluvial est installé dans une vaste plaine rizicole, au fond du delta de la Betsiboka.
» Le nom de cette ancienne ville de garnison merina, « là où les crocodiles sont nombreux », rappelle que ces sauriens peuplent les cours et plan d’eau alentour.
» De vieux comptoirs indiens s’alignent dans ses rues et son marché est particulièrement animé.

Ambato-Boeny (138 Km  de Mahajanga, par la RN4)

Les 62 km de piste qui séparent Marovoay d’Ambato-Boeny ne sont carrossables qu’à la saison sèche.
A la saison des pluies, il faut traverser la campagne inondée en pirogue.
Ambato-Boeny, où sont conservés des reliquaires royaux, ou doany, est un lieu de pèlerinage et de culte tromba (rituel de possession).

Madirovalo (25 Km à l’ouest d’Ambato-Boeny)

Ce gros village entouré de rizières où s’activent paysans sakalava et merina est célèbre pour son reliquaire royal. On vient s’y recueillir de tout le Boina. Selon une chanson populaire, il est gardé par l’esprit d’Iadamalandy, prince réincarné dans le python qu’abrite l’un de ses gros poteaux en bambou. Ceux qui voient ce reptile sacré ne doivent s’en vanter à personne, sous peine d’attirer le malheur sur eux.

Pour rallier Madirovalo, il faut traverser la Betsiboka en pirogue, puis une belle campagne hérissée de palmiers et constellée de marigots (compter au moins quatre heures en taxi-brousse à la saison des pluies).

Rapides de la Betsiboka (230 Km Mahajanga)

Les rapides de la BetsibokaLe pont métallique jeté sur la Betsiboka, au lieu dit « 5/5 », après un village-marché, offre un spectacle saisissant : les eaux limoneuses du fleuve se jettent avec fracas du haut de falaises impressionnantes.

La coutume veut que l’on fasse un vœu en jetant une pièce de monnaie dans leur écume rougeâtre en espérant que les esprits des eaux l’exauceront.

Maevatanàna (250 Km de Mahajanga)

Au XIXè siècle, « le beau village » était le principal relais des tsimandoa, ou courriers royaux entre Mahajanga et Antananarivo.

En 1885, Léon Suberbie, mandaté par la couronne malgache pour exploiter l’or alluvial de la Betsiboka, y fonda une petite cité minière, Suberbieville. Le Français proposa d’édifier une ligne de chemin de fer entre Mahajanga, Maevatanana et Antananarivo afin de faciliter le transport du métal précieux mais le projet ne devrait jamais aboutir.

 Maevatanana est encore le rendez-vous de négociants et d’orpailleurs venus tenter leur chance des quatre coins du pays. La bourgade a aussi servi de camp de base aux chasseurs de crocodiles. Maevatanana est nichée au fond d’une cuvette où règne une chaleur pesante qui rend l’éventail indispensable.

Commune Rurale AntanimbaryAntanimbary (20 km au sud de Maevatanana, sur la RN4)

Le dimanches, les orpailleurs se rassemblent dans ce village pour vendre leur production à des collecteurs venus de tout Madagascar.

Les collines environnantes sont truffées de galeries où des mineurs équipés de marteaux et de burins attaquent le filon.

Rofy – Raphia

La savane, autour de Mahajanga est peuplée de « rofy », palmiers aux feuilles très longues dont les fibres servent à tresser des couvre-chefs, des paniers, des nattes, des toits…. La légende veut que ces arbres « chantent dans le vent », se faisant alors les porte-parole des ancêtres.

Le périophthalme, un poisson qui grimpe aux arbesLes « Poissons qui grimpent aux arbres »

Poissons aux yeux saillants et mobiles capables de respirer hors de l’eau, les périophthalmes se déplacent par bonds successifs dans la vase en prenant appui sur leurs nageoires pectorales.

En s’accroupissant dans la magrove près de Katsepy, on peut observer ces étonnantes créatures grises que les villageois surnomment « les poissons  qui grimpe aux arbres ».

De fait, les périophthalmes grimpent au tronc des palétuviers en faisant ventouse avec leurs nageoires pelviennes.




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