streetworldbook-a-la-une

L’Urban culture: Nouveau mode de vie de la Jeunesse Malagasy

Les tendances d’outre mer sont accueillies à bras ouvert dans le quotidien de la Jeunesse Malagasy. Désormais elle rythme son existence derrière ce nouveau mode de vie qui, petit à petit, la modifie, la crée, et la transporte dans son univers à elle seule. Actuellement, la jeunesse malagasy n’a plus rien à voir avec celle d’antan. C’est une autre « Tanora » au sens plus éveillé à la découverte de nouveauté strictement venu d’ailleurs pour en en faire un mode de vie. Le changement de cette population, majoritaire à Madagascar, est pourtant assez récent.

Depuis l’arrivé du nouveau millénaire, on peut dire que la transformation de la jeunesse Malagasy a vraiment bouleversée le pays et ainsi la mentalité de la population même. Car jeunesse malagasy rime dorénavant avec tendance occidentale. Cette partie majoritaire du pays a su s’affirmer avec cette nouvelle identité qu’est la culture urbaine. Elle a déjà conquis toute la jeunesse de la capitale. On peut affirmer que cette nouvelle vague s’accapare des villes de la grande île. Mais la capitale étant considérée comme la ville la plus occidentalisée de Madagascar, c’est là que cette nouvelle culture prend le plus d’ampleur.

Hip Hop à Madagscar

Largement répandu grâce à l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), la culture urbaine s’est implantée dans le présent et le future des citadins, surtout tananariviens. Par ailleurs, ce nouveau style de vie n’est pas encore accessible à tous et reste un luxe suffisamment cher car il nécessite l’accès fréquent à des moyens d’Informations comme l’Internet, les magazines spécialisés assez coûteux, les chaînes câblées…

Malgré ce petit retard accordé à la jeunesse malagasy, elle est pourtant rapide à l’acquisition des nouvelles tendances, car comme le dit un des rappeurs prestigieux de la grande île, X-Tah : « Il faut être branché pour suivre le mouvement ». Elle coure à grande vitesse concernant cette manière de vie dont elle convoite tant. Actuellement, le pays vie sous le rythme de cette culture urbaine et a même fini par accepter le « moov ». En passant par la danse, la musique, la parole, le sport…, tout un art qui est puisé dans la rue et qui en cultive plus d’un. Balançant aux rythmes des « beat » qui fait bouger toutes les têtes de cette jeunesse curieuse, les mouvements Hip Hop à Madagascar sont de plus en plus abondantes en passant dans les petites ruelles où les jeunes passent leur temps à dévoiler tout un talent par tous ces mouvement associés au raz du sol qu’on appel le « break dance », ces peintures de bombe qui font des murs un tableau et que l’on nomme « Graffitis ».

Ride et le jeune malgache

Également mis en valeur par les spectacles qui font bouger le public durant tout le concert et enfin ces festivals qui mobilisent rue, salle de spectacle, boite de nuit, et même les endroits en plein air. La majeure partie des « Tanora » malagasy vibre au son du rap.

Un autre évènement qui prend de l’ampleur dans les bacs : la Tecktonik. Associant danse, look et musique, ce phénomène apparu en France est en train de gagner les cœurs des jeunes de Madagascar. Aussitôt mis en valeur par les médias de la capitale par des évènements et des concours, elle s’est mise à se propager dans l’ensemble des villes et prend place dans une commercialisation ascendante.

Mais la plus actuelle des  cultures urbaines est maintenant le « ride de rue ». Cette pratique ne touche pas seulement la capitale mais également les provinces. Elle comprend tous les sports extrêmes existants à Madagascar dont les skates, les rollers, les BMX. Les amateurs ont même leur propre look, celui du look « skater » qui est aujourd’hui très tendance. Une association a même été fondé pour offrir aux adeptes de ces sports de glisses, un terrains qui leurs est dédiés.

Les médias sont facteurs de la propagation de ce nouveau jeu car sans eux, peu connaîtrons et pratiqueront ce sport devenu ainsi le favori des jeunes.

 

Tectonik Show à Madagascar

La parole gagne du terrain également dans cette culture de rue. Cela s’appelle le Slam. Les jeunes en sont dorénavant charmés par cet art oratoire, très récent, consistant à donner vie à la poésie. Ayant déjà une association reconnue par tous les centres culturels du pays, le Madagaslam présente chaque année des tournois de slam national. Le slam se pratique notamment dans les centres culturels tels les Alliances françaises, l’IFM, mais aussi dans des bars et boites de nuit comme le Mojo et le Club. La pratique de cette poésie oratoire attire de plus en plus les jeunes car cela leur permet de se faire entendre et de développer également leur goût pour la lecture et la littérature.

La propagation de ces nouvelles cultures va aussitôt transformer la vie commerciale et sociale du pays. En effet, ces dernières années, on a constaté que les tendances des magasins ne se tournaient plus qu’autour de ces influences urbaines, et beaucoup ont vu le jour uniquement sous ce thème.

D’ailleurs, par l’expansion de ces nouvelles cultures, la société devra s’y mettre pour créer aux jeunes des endroits adéquats pour cela. Tous les genres commerciaux, surtout les publicités, profite de ces tendances pour vendre leurs produits. C’est devenu tout un système que le pays a appris à exploiter.

L’Urban cultureL’Urban culture résonne maintenant dans toutes nos ruelles, dans toutes les villes, dans le pays et gagne enfin notre vie respective, car ce mouvement est transporté par la jeunesse, ainsi le pouvoir est à sa guise. Si cette nouvelle culture naît peu à peu dans son quotidien, sa propre culture par ailleurs est mise en trêve.

En effet, plus les tendances occidentales s’implantent à Madagascar et moins les jeunes de la grande île s’intéresse à sa propre culture. Désormais la jeunesse malagasy ne bat plus que sous ces nouvelles vagues venus d’outre mer et laisse peu à peu son origine en suspension. Certes, cette jeunesse d’aujourd’hui est surtout illuminée par le goût de cet art que la rue lui a confié et lui bercera jusqu’à ce qu’elle forge sa propre personnalité, mais, hélas, cela n’est qu’une personnalité empruntée et rarement rapprochée à sa propre identité.




There are no comments

Add yours