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Antananarivo – la ville haute

Andohalo

Les belles maisons anciennes, les églises, les temples et les écoles de ce quartier évoquent l’époque où les hauts dignitaires de la cour, les familles princières et les résidents étrangers y logeaient. Aménagée au début du XVIIIème siècle par le roi Andriamasivalona au creux d’un vallon, la Place d’Andohalo (actuelle Kianja Repoblika Malagasy) fut longtemps le centre animé de la capitale.

Entre ville haute et ville basse, l’esplanade accueillait marchés et réunions publiques, sacres royaux et promulgations des édits. C’est là que se faisaient les prestations de serments, la circoncision des princes, les cérémonies du Fandroana (bain royal) lors du nouvel an malgache (Alahamadibe). La cathédrale anglicane Saint-Laurent (1889), un temple protestant (1892) et la plus ancienne école de la capitale (1822) dominent cette place. Le petit lac sacré creusé à l’ouest de la place pour les besoins de certaines cérémonies royales fut comblé en 1897 pour agrandir le parvis de la cathédrale catholique, élevée en 1873-1879 dans le style ogival en remplacement d’une chapelle en bois.

La rue Justin-Rajoro qui grimpe vers le Rova abrite la Maison en bois de Jean LABORDE, premier consul de France.


Ambavahadimitafo

La cathédrale de l'Immaculée-Conception d'Andohalo

La cathédrale de l’Immaculée-Conception d’Andohalo

Un chemin empierré, à l’est de la place d’Andohalo, conduit à Ambavahadimitafo, la «porte couverte». Largement restaurée mais très pittoresque, c’est la seule des sept portes de la veille ville fortifiée encore debout.. Derrière l’école Flacourt, on peut encore voir le fossé qui la défendait.

Dans la rue Ravelojaona se découpe la structure massive du Palais d’Andafiavaratra («en dehors du Rova au nord»), celui du première ministre Rainilairivony. Cette imposante construction de brique et de pierre, coiffée d’un dôme de verre, fut édifiée en 1872 sur les plans du Britannique William Pool en lieu et place du magnifique palais en bois à deux étages construit par Rainiharo.

Après 1895, le palais d’Andafivaratra devint tour à tour caserne, tribunal, École des beaux–arts, ateliers d’arts appliqués malgaches, bureau du président de République (1958-1972), puis du premier ministre (1972-1975).

Ravagé par un incendie en 1975, il a été restauré et abrite un musée où sont exposés les meubles et autres reliques sauvés du Palais de Manjakamiadana.

Le palais de justice de Ranavalona II dresse sa silhouette néoclassique au lieu-dit Ambatondrafandrana (la «pierre des Rafandrana», du nom des trois premiers rois d’Antananarivo).

Ce monument construit par Parret en 1881 remplaça une pierre sur laquelle les anciens rois prononçaient des discours et rendaient la justice. Son fronton, soutenu par des colonnes ioniques, est orné d’un motif sculpté dont les deux lances croisées symbolisent la justice royale.


Belvédère

Le palais de justice de Ranavalona II (Ambatondrafandrana)

Le palais de justice de Ranavalona II (Ambatondrafandrana)

La route qui longe le Rova dessert deux belvédères. La première, sous le palais de Reine, domine toute la capitale, d’Anosibe à Besarety. Le second, au bout de la rue du Docteur-Ralarosy, à Ambohipotsy, possède une table d’orientation.On peut ainsi identifier les collines sacrées et mesurer, du haut des 1 400 m de Manjakamiadana, combien les rizières et la ville s’interpénètrent.

Amontana (Les « Figuiers Sacrés »)

Arbres emblématiques des souverains malgaches, symboles de la noblesse, de la force et de la connaissance, les figuiers ne poussent, dit-on, que dans les lieux sacrés. L’Allée des figuiers royaux, au nord-ouest du Rova, pose un problème aux architectes chargés de restaurer le sites : les arbres menacent les fondations de l’édifice principale, mais les déraciner serait un sacrilège.




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